Dans le cadre de ses activités politiques le Parti des Démocrates Camerounais a décidé de tenir une quinzaine sur les libertés publiques et la démocratie au Cameroun. Les sous-préfets de Yaoundé 1er et 3ème refusent de nous laisser tenir des réunions et manifestations publiques. Il nous est recommandé par les mêmes sous-préfets de tenir nos réunions dans des lieux clos. Le Parti des Démocrates Camerounais a voulu tenir une réunion le 23 février 2011 dans un local clos appartenant à l’église catholique. Grande fut pourtant notre surprise de voir surgir avec violence des troupes de policiers armés, et des véhicules antiémeutes. Nous serons séquestrés et notre journée se terminera dans les geôles du commissariat du 7ème arrondissement de Yaoundé. Monsieur Paul Biya est un frein et un empêchement réel à toute idée nouvelle, à toute relance de la nation sur des bases saines, plus dynamiques et innovantes. Le départ du pouvoir du Président Paul Biya inaugurera une ère nouvelle pour un nouveau départ du Cameroun vers un essor certain.
ans le cadre de ses activités politiques le Parti des Démocrates Camerounais a décidé de tenir du 2 au 16 juillet 2011 une quinzaine sur les libertés publiques et la démocratie au Cameroun. Conformément à la loi n°90/55 du 19 décembre 1990 portant régime des réunions et des manifestations publiques des déclarations ont été déposées auprès des sous-préfets concernés. Les réponses des sous-préfets des arrondissements de Yaoundé 1er et Yaoundé 3ème nous sont parvenues : elles expriment le refus des ces autorités administratives de nous laisser tenir des réunions et manifestations publiques. Il nous est recommandé par les mêmes sous-préfets de tenir nos réunions dans des lieux clos.
Le Parti des Démocrates Camerounais a voulu tenir une réunion le 23 février 2011 dans les locaux de l’Eglise Catholique du Cameroun au lieu dit Mvolyé derrière un immense mur d’enceinte et de surcroît dans une salle de réunion fermée. Les habitants et autres exploitants de ces lieux ne se seraient même pas rendus compte de notre présence dans leur enceinte. Grande fut pourtant notre surprise de voir surgir avec violence des troupes de policiers armés, et des véhicules antiémeutes. Nous serons séquestrés pendant des heures avec interdiction pour quiconque d’entrer ou de sortir des lieux. La journée se terminera pour moi-même et dix de mes camarades du Parti des Démocrates Camerounais dans les geôles du commissariat du 7ème arrondissement de Yaoundé. Nous avons donc été séquestrés et interpellés le 23 février 2011 alors que nous voulions tenir une réunion dans un local clos appartenant à l’église catholique.
Dans son courrier le sous-préfet de Yaoundé 1er nous informe qu’un acte préfectoral dont le contenu et la date nous sont inconnus au Parti des Démocrates Camerounais, préciserait que « les manifestations publiques à caractère vindicatif sont interdites sur toute l’étendue du département du Mfoundi jusqu’à nouvel ordre ». Le sous-préfet de Yaoundé 3ème le souligne aussi en disant que : « les manifestations sur la voie publique sont interdites sur toute l’étendue du département du Mfoundi. Et ce jusqu’à nouvel ordre ».
Il nous est parvenu que le Préfet du Wouri Monsieur OKALIA BILAI aurait décidé la même chose sur l’étendue du département du Wouri. Nous rappelons par ailleurs que le Président de la République dans son traditionnel discours à la nation le 31 décembre 2010 a décrit l’année 2011 comme une année importante dans la vie de notre pays car elle sera marquée par l’élection présidentielle.
Au Parti des Démocrates Camerounais, nous avons compris ces mots du Chef de l’Etat comme une invitation solennelle aux citoyens à s’engager au sens noble du terme dans la chose politique. Comment comprendre dans ce contexte ces actes préfectoraux qui interdisent les manifestations et réunions publiques en pleine année électorale ? Il y a manifestement contradiction et paradoxe dans ce cas.
Le chargé de la communication du Parti des Démocrates Camerounais, ayant constaté que depuis le 2 septembre 2010, date de mon retour d’exil je n’étais pas passé une seule fois sur la chaîne nationale, la CRTV qui reste la seule chaîne à être véritablement captée sans grande difficulté sur l’ensemble du territoire national, fera parvenir un courrier à la CRTV demandant un passage sur les antennes du média national. La réponse du directeur général de la CRTV, Monsieur Vamoulké sera claire. Il nous demandera de « prendre notre mal en patience dans l’attente d’une opportunité événementielle ».
Au Parti des Démocrates Camerounais nous constatons que cette opportunité évènementielle ne s’est pas présentée du 2 septembre 2010 à ce jour 4 juillet 2011.
Au cours de l’émission « Sans Rancunes » avec Jules Domtche sur « Vox of Africa » le 25 juin 2011, le journaliste Guy Zogo rappelait que c’est pour deux raisons qu’il a perdu son poste auprès de la télévision privée camerounaise Canal 2 international : il a d’une part laissé passer un homme politique originaire de la région du Centre pendant 20 min à l’émission « Un jour un évènement » et fait diffuser récemment les images réelles des évènements ayant fait suite à la défaite des Lions Indomptables en juin 2011 à Yaoundé face au Sénégal. L’homme politique de la région du Centre dont il s’agit ici n’est autre que Louis Tobie Mbida. Monsieur Guy Zogo me fera passer dans son émission le 3 septembre 2010 et fera un reportage durant deux jours consécutifs sur la conférence de presse que j’ai eu à tenir le 3 septembre 2010 à Yaoundé à mon retour au Cameroun. Le journaliste Thierry Ngongang m’invitera sur le plateau de STV2 en janvier 2011 au cours de l’émission « L’invité ». La chaîne STV2, traditionnellement, fait passer cette émission le dimanche suivant. Mon passage sera déprogrammé à la suite de pressions extérieures, apprendra t-on au Parti des Démocrates Camerounais. Depuis lors, rares sont les médias qui osent diffuser quelque élément que ce soit concernant le Parti des démocrates Camerounais.
Le Parti des Démocrates Camerounais subit :
1. Des intimidations ;
2. L’interdiction de tenir des réunions et manifestations publiques ;
3. L’accès libre et égal aux médias ne lui est pas accordé.
Le Parti des Démocrates Camerounais a dénoncé par un courrier en date du 18 juin 2011 adressé au Chef d’Etat camerounais, l’absence de conditions adéquates pour la réalisation d’élections libres, équitables, démocratiques et transparentes au Cameroun de 2011.
Le Parti des Démocrates Camerounais continue à dénoncer la provocation, l’intimidation et l’instauration d’un régime de peur et de criminalisation des partis politiques instauré par le parti au pouvoir et l’exécutif qui en émane. Le but de ces manœuvres reste de démobiliser les camerounais des rangs de la politique, voire de provoquer chez les plus déterminés le risque de verser dans les affrontements violents que souhaitent insidieusement les hommes au pouvoir.
Le Parti des Démocrates Camerounais dénonce encore une fois les préparatifs injustifiés par une menace non vérifiée et caractérisée qui sont mis en place pour que le BIR (Bataillon d’intervention rapide) devienne le bras armée du parti au pouvoir contre les intérêts légitimes du peuple.
Nous demandons aux Camerounais de rester vigilants, nous leur demandons de s’inscrire massivement sur les listes électorales et de choisir des scrutateurs pour veiller sur leurs votes. Le vote massif des camerounais ne peut être perverti par un régime politique aux abois.
Nous remercions le Président Barack Obama qui a bien voulu envoyer un émissaire en la personne du sous-secrétaire d’Etat aux affaires africaines Monsieur Carson pour rappeler au Président Biya les cinq points suivants :
1. Cesser d’intimider les opposants camerounais ;
2. Favoriser le débat politique public en facilitant un libre accès aux médias ;
3. Autoriser les réunions et manifestations publiques ;
4. Permettre une élection présidentielle libre, démocratique et transparente ;
5. Assurer un bon déroulement des législatives et des municipales de 2012.
Il n’est pas surprenant que le passage de l’émissaire américain ait été suivi de près par celui de Monsieur Henri de Raincourt envoyé par le Président Nicolas Sarkozy et par la venue de Monsieur Henry Bellingham représentant du Premier Ministre David Cameron. Le Cameroun est au centre des préoccupations de la communauté internationale qui ne recommande qu’une chose : des élections libres, démocratiques et transparentes ainsi qu’un départ dans la sérénité d’un chef d’Etat qui a mis 29 ans au pouvoir. Il ne peut plus rien apporter de neuf à son pays au bout de trois décennies.
Mais au Parti des Démocrates Camerounais nous rappelons ce proverbe Bëti qui dit : « Lorsque sonnent les tam-tams de la mort, seuls les vivants les entendent ».
Le régime de trente ans du Président Biya est mort pour la démocratie, le progrès, l’économie de marché et la justice sociale. Il ne peut plus entendre les tam-tams qui sonnent la mort de son régime, seuls nous qui resterons lorsque tout aura disparu, seuls nous les vivants pouvons entendre le son du temps politique nouveau qui souffle désormais sur le monde.
Le Président Paul Biya est certes populaire mais cette popularité ne signifie en aucune façon une adhésion à sa politique par la majorité des camerounais. La notoriété d’un chef d’Etat n’est ni un gage d’efficacité ni une assurance de progrès et de justice sociale pour son peuple. Monsieur Paul Biya est un frein et un empêchement réel à toute idée nouvelle, à toute relance de la nation sur des bases saines, plus dynamiques et innovantes. Le départ du pouvoir du Président Paul Biya inaugurera une ère nouvelle pour un nouveau départ du Cameroun vers un essor certain.
Louis Tobie MBIDA
Président du Parti des Démocrates Camerounais
Yaoundé 4 Juillet 2011
Documents :
Refus d'autorisation SOUS-PREFET Yaoundé 1er
Refus d'autorisation SOUS-PREFET Yaoundé 3ème
Refus Valmoulké, DG CRTV.

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire
Nous ne saurions tolérer des propos tribaux, racistes et haineux sur ce blog.
We do not tolerate racist or hateful speech on this blog